Le Billard Français

Le billard français, encore appelé carambole (caram in english) se joue à deux sur une table sans trou, ni poche, ni bouchon, avec trois billes : une bille blanche par joueur et une bille rouge.

Le jeu consiste à caramboler la bille du joueur contre la bille de l’adversaire et la bille rouge, en la poussant à l’aide d’un bâton appelé queue.

L’origine du billard remonterait à Louis XI. Il serait issu du jeu de croquet (appelé alors billard de terre) mieux adapté à l’intérieur et surtout placé sur une table afin de moins fatigué le Noble Dos.

Au-delà du jeu, le billard vous rapproche de ceux que vous côtoyez, de ceux que vous aimez.

Hommes et femmes, grands et petits, tout le monde a sa place autour du billard.

Jouer ensemble permet de découvrir l’autre, de l’apprécier différemment.
C’est un bout d’histoire singulière que l’on écrit ensemble !

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Vers les clubs

Les photos de cette page ont été prises à l’Académie Royale de Billard de Liège, boulevard de La Sauvenière, 25.

Pour les curieux et les férus d’Histoire avec un grand H, l’Académie Royale de Billard est un club plus que centenaire, il occupe un bâtiment magnifique en plein centre de Liège, voici son histoire :

Officiellement, l’Académie a été fondée en 1906. Cependant, il ne s’agit là que de la concrétisation d’un groupement de joueurs de billard qui s’est constitué dès 1903 dans la salle de billard du Phare sous la présidence du Général Fivé. On parle déjà d’Académie mais il n’y a ni comité ni cotisation.
Le 4 octobre 1906, lors d’une réunion à l’Hôtel de Suède, l’Académie Liègeoise de Billard est officiellement constituée et le nombre de membres dépasse la centaine. Les membres fondateurs sont : Messieurs le Dr Colette, Maxime Desoer, Jules de Spirlet, Léon Gillard, le Comte de Noidans, Clément Decerf et Sauvage.
En 1908, l’Académie continue à avoir son local au Phare où elle occupe un local avec trois billards à l’arrière de l’établissement mais sans grand succès.
A ce moment s’ouvre le Café Moderne rue Pont d’Avroy où l’Académie se transplante et fait l’acquisition de deux billard mais ce café n’est guère fréquenté.
Entretemps, l’Hôtel de Suède entreprend d’importantes modifications et propose à l’Académie l’occupation d’une salle, sous le nom de Café Riche, pourvue de douze billards. L’animation espérée par le propriétaire n’est pas au rendez-vous, il met fin au bail après un an et la transforme un café concert : le Winter.
En 1909, l’Académie est sans local et passe une période difficile. Les joueurs retournent au Phare. Cependant, la reprise du café Le Vénitien (angle de la rue Hamal et du Bd de la Sauvenière) donne l’occasion à l’Académie d’y installer ses deux billards dans une salle isolée du rez-de-chaussée, côté rue Hamal.
En 1910, l’Académie compte 109 membres et demande un bail de location qui lui est accordé. Heureuse initiative car, peu-après, l’immeuble est racheté par une firme anversoise laquelle, à défaut de transformations importantes, réalise une vaste salle au 1er étage pouvant contenir sept billards.
En 1912, l’Académie compte 199 membres et est propriétaire des sept billards.
En 1914, l’effectif de l’Académie est passé à 212 membres.
EN AOUT C’EST LA GUERRE !
De nombreux Liègeois voient leurs activités professionnelles fortement réduites ce qui vaut à l’Académie une forte augmentation des inscriptions. Si elle reste un club sportif elle se mue également en centre de délassement. C’est à ce moment que la pratique des jeux de cartes prend son essor.
Sur les 306 membres que compte l’Académie à cette époque 56 sont appelés sous les armes.
En 1917, le séjour de l’Académie au Vénitien est très compromis. En effet, le propriétaire, Mr Quaden, voudrait transformer la salle de billard en salle de restaurant et le bail arrive à expiration.
Des pourparlers sont engagés avec le Café Continental de la place Verte et avec le Café Moderne, rue Pont d’Avroy.
C’est à cette époque que le Vice Président Mr Springel évoque l’idée d’une coopérative qui ferait l’acquisition d’un immeuble alors que le bail est effectivement résilié.
Une commission chargée d’examiner le projet dégage plusieurs opportunités : l’ancien Hôtel d’Angleterre rue Vinâve d’Ile, la salle du Cambrinus rue Lulay, le second étage du Régina rue Pont d’Avroy, le premier étage du Mondain rue de la Régence, les locaux de l’Elysée-Palace rue Souverain-Pont, le premier étage de l’Hôtel Moderne rue Pont d’Avoy (mais occupé par la Société Littéraire jusqu’à la fin des hostilités), le premier étage du Café des Deux Fontaines rue Haute-Sauvenière, le premier étage des locaux de Liège-Palace (côté place Saint-Paul), le Café de la Renaissance au Passage Lemonnier. C’est ce dernier endroit qui est retenu mais les pourparlers capotent devant les exigences du tenancier.
En 1918, l’Académie compte 364 membres.
En 1919, l’Académie s’installe dans les salons de l’Hôtel Moderne mais le choix de ce local n’est pas apprécié par les membres qui désertent le club petit à petit au point de mettre ses finances en danger.
En 1921, le séjour à l’Hôtel Moderne semblant devenir de plus en plus problématique,
la Commission chargée de trouver une solution se remet à la recherche d’un immeuble et envisage l’occupation de la Maison du Combattant Bd d’Avroy (Anciens Bains Grétry) mais les prétentions des propriétaires font capoter les discussions.
C’est à cette époque que l’on apprend qu’un immeuble situé au 25 Bd de la Sauvenière allait être mis en vente et que l’on pourrait l’acheter avant la vente publique.
Une majorité des membres se prononcent en faveur de la création d’une Sté Coopérative qui devient propriétaire et qui n’est qu’un organisme financier destiné à assurer la pérennité du Cercle Privé.
En 1923, le 1er septembre, l’Académie prend possession de ses nouveaux locaux dans l’immeuble dont les travaux ont été confiés à l’architecte SELERIN.
Entre le 1er septembre et le 31 décembre de cette année le comité agrée pas moins de 55 membres supplémentaires.
Le 16 octobre, le Conseil Général confirme qu’il y aura bien deux sociétés distinctes, soit le Cercle Privé Académie Liégeoise de Billard et la Sté Coopérative du même nom, chaque organisme conservant son autonomie.
En 1930, le cercle compte 462 membres.
En 1933, la crise économique se fait sentir et les fréquentations diminuent ainsi que les recettes.
En 1939, la situation internationale s’aggrave et les jeunes membres sont appelés sous les drapeaux. Dix membres resteront prisonniers et sept perdront la vie ce que rappelle une plaque de bronze fixée dans la cage d’escaliers de l’immeuble.
En 1942, les joueurs de bridge constituent une Section de Bridge avec l’accord du comité de l’Académie de Billard.
En 1951, le 4 décembre, le Conseil d’Administration décide que les Dames pourront être invitées lors des tournois de bridge et de billard. A ces occasions, un avis sera affiché à l’entrée du local.